Ta bouche contre la mienne. Et je ne m'y était pas attendue. On est là, nos lèvres, nos langues, nos mains. Tu as les yeux fermés. Moi pas. Tu es si belle, délicieuse. Garder les yeux ouverts pour en profiter, sans que tu le saches. Violer l'intimité d'un baiser. Je glisse ma main sous ton T-shirt et déboutonne ton jean avec l'autre. Je retire ton T-shirt. Te regarde. T'admire. Je mourrai si je n'avais pas d'yeux pour t'aimer. Douceur. Frisson lorsque tu effleures mon ventre. On s'embrasse à nouveau. Je ferme les yeux et déguste. Tu trébuches. Nous tombons sur le lit, comme si c'était fait exprès. Je suis sur toi, je ris. Tu m'interromps en récupérant ma bouche. Le sens des choses reprend son cours.Nous sommes toutes deux en sous-vêtements, et je ne sais même pas comment c'est arrivé. Je dégrafe ton soutien-gorge et tu en fais pareil. Je suis toujours sur toi, t'empêchant de trop bouger. Je t'embrasse dans le cou et tu frissonnes. Pouvoir. Je peux tout. Je veux beaucoup. Je continue mon chemin, dictée par les courbes de ton corps tiède. J'embrasse tes épaules, j'embrasse tes seins, j'embrasse ton ventre. Tu te cambres. Quoi de plus délicieux ? Je glisse mes mains sous ton dos et te le caresse. Aussi doux et violent qu'une première fois. Ma main gauche glisse le long de ton dos. En te mordant l'oreille, je chuchote que tu me plais, et ma main trouve un chemin sous ton boxer.
Tu laisses échapper un souffle, puis un petit gémissement. J'essaie de prendre mon temps, mais tu es bien trop irrésistible. Je lèche ton ventre et retire complètement ton boxer avec les dents. On en est là. Tu attends, je ne me pose pas de question. Je te veux. Je veux que tu aimes. Alors je glisse ma langue en toi. Je sens tous tes frissons. Tu gémis de plaisir. Quoi de plus délicieux ?Je joue avec toi, avec ton être, avec ton corps. Soudain tu pousse un dernier soupir, beaucoup plus fort que les précédent. Alors je remonte doucement à ta hauteur, je pose ma main tendrement sur ton ventre et je sens ta respiration encore rapide. Tu m'embrasses et tu loges ta tête dans le creux de mon cou. Nous nous aimons.

